029-/-ACTUALITÉS Du vendredi 29 janvier 2016,
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Algérie-Maroc : La frontière ouest sous haute surveillance Envoyer des hélicoptères en surveillance. Accélérer les travaux pour finir la tranchée séparant les deux pays.... |
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Algérie-Maroc : La frontière ouest sous haute surveillance
le 29.01.16 | 10h00

Envoyer des hélicoptères en surveillance. Accélérer les travaux pour finir la tranchée séparant les deux pays. Doubler les effectifs des Services de renseignement. Cette semaine, l’Algérie a décidé de renforcer la sécurité à la frontière avec le Maroc. Objectif : bloquer la route aux potentiels candidats au djihad en Libye qui voudraient traverser le pays.
«Ils n’avaient sur eux aucun justificatif pour se rendre en Libye. S’ils ne résident pas là-bas et qu’ils n’ont aucun papier justifiant leur déplacement en Libye pour des motifs professionnels ou familiaux, on a tout lieu de penser qu’il s’agit de candidats au djihad qui souhaitent rejoindre les rangs de l’EI.» Ce que ce policier affecté à l’aéroport Houari Boumediène a expliqué à El Watan Week-end, le ministre des Affaires maghrébines, Abdelkader Messahel, l’a dit de manière plus diplomatique, en début de semaine, en informant l’ambassadeur du Maroc d’un «flux massif et inhabituel de Marocains en provenance de Casablanca à destination de la Libye».
Et d’annoncer que les voyageurs n’ayant pas de justificatif seront systématiquement renvoyés dans leur pays. Selon nos informations, plus de 250 Marocains auraient déjà été rapatriés via des vols Air Algérie au frais de l’Etat algérien. A en croire les médias publics, qui se sont insurgés contre ces méthodes «contraires à la loi et aux droits du voyageurs paraphés par les deux pays», la nouvelle politique d’Alger n’est pas bien vécue. Signe que les autorités sont inquiètes : la liaison aérienne Alger-Tripoli sera suspendue à partir d’aujourd’hui et jusqu’à nouvel ordre.
Selon une source proche de la direction de l’aviation civile algérienne, «le gouvernement a préféré prendre cette sage décision plutôt que de continuer à refouler les Marocains qui affluent en nombre pour se rendre en Libye». Et notre source d’ajouter : «Pour eux, c’est la seule manière d’éviter tout incident diplomatique avec le Maroc vu que normalement, d’après la loi, tout voyageur qui a en sa possession ses documents de voyage peut circuler librement.»
Terroriste
Un responsable de la PAF ajoute : «Rejoindre les rangs de l’EI en Libye est la seule motivation de ces jeunes de 22 à 30 ans. Il n’est pas question de les laisser aller se faire tuer ou devenir, dans le futur, un danger pour notre pays qui fait déjà face à plusieurs menaces à ses frontières.»
Pour rappel, les Marocains arrivent en deuxième position dans les rangs de l’organisation terroriste derrière les Libyens. A la frontière ouest, l’effort de sécurité a aussi été renforcé. Les effectifs des agents des services de sécurité ont été doublés sur les 1600 km qui nous séparent du Maroc pour éviter «d’éventuelles menaces et la pénétration de djihadistes marocains sur le sol algérien», précise une source sécuritaire. Plusieurs villes marocaines ont été classées «zone rouge» et la plus grande menace viendrait, toujours selon nos sources, de Nador.
Depuis quelques jours, l’armée algérienne accélère les travaux d’élargissement de la tranchée qui longe sa frontière avec le Maroc. Des travaux entamés il y a quinze mois, officiellement pour lutter contre la contrebande. De son côté, le Maroc a, quelques semaines plus tard, dressé une barrière de 170 km, depuis Marsat ben M’hidi (à l’extrême ouest du pays) jusqu’aux limites avec la wilaya de Naâma.
Narcotrafiquants
Un grillage de 3 mètres de haut qui, selon la version du gouvernement marocain, est censé barrer la route aux migrants subsahariens. Curieusement, ni la tranchée et encore moins le grillage n’ont réussi à venir à bout des contrebandiers qui, au contraire, ont redoublé d’activité. Pour preuve, jamais autant de quantités de drogue n’ont été introduites en Algérie.
Ainsi, à titre d’exemple, plus de 120 tonnes de drogues ont été saisies par les Douanes et les éléments des différents services de sécurité en dehors du tracé frontalier. Autant dire que les narcotrafiquants, en dépit des «obstacles» érigés par les deux pays, ont tout le loisir d’acheminer leurs marchandises prohibées vers les wilayas algériennes limitrophes de l’Ouest (Aïn Témouchent, Sidi Bel Abbès, Oran) et du Sud-Ouest…
Bandes criminelles
Sur le tracé frontalier il existait, il y a à peine quelques semaines, 25 points de passage que l’on ouvrait temporairement aux trafiquants pour les «autoriser» à conclure leurs transactions. Un «import-export» dont tout le monde est au courant. Aujourd’hui, pour passer de l’autre côté de la frontière, des familles entières payent et traversent de jour comme de nuit. Même si le tarif a augmenté à 20 000 DA par personne (il était de 2000 DA il y a quelques années) la «route de l’unité» comme on l’appelle ici par sarcasme, continue de générer des gains.
Les habitants de la zone s’interrogent : «Si tout passe par cette frontière, qui nous dit que des bandes criminelles ne traversent pas ? Cette zone a toujours été une base arrière des terroristes. Le risque, c’est que cette frontière soit le chemin le plus indiqué pour les djihadistes de l’EI.» L’armée a entrepris, il y a une quinzaine de jours, l’agrandissement de la tranchée à 7 mètres de largeur et 11 mètres de profondeur.
Cette opération d’envergure ne passe pas inaperçue dans la région puisque des véhicules militaires, «encadrés» par des hélicoptères, ces derniers trois jours, suscitent la curiosité. «Comme cette tranchée ne permettra pas d’empêcher les véhicules de contrebande de franchir illégalement la frontière, il faut donc s’attendre à un accroissement d’activité des GGF et une densification du maillage sécuritaire sur les routes et autoroutes de l’ouest du pays, tâche qui incombera à la Gendarmerie, qui a déjà fort à faire», souligne un cadre de l’ANP. Pour rappel, entre 30 000 et 40 000 militaires ont été déployés sur la frontière avec la Libye.
Chahredine Berriah, Bouzid Ichalalene
Plan anticrise : Les experts attendent du concret
le 27.01.16 | 10h00
Les mesures contenues dans le plan anticrise du gouvernement sont insuffisantes et si les conditions d’une diversification de l’économie nationale ne sont pas réunies, le pire est à craindre…
Ce constat inquiétant a été dressé, hier, par des experts algériens à l’occasion d’une conférence-débat organisée par le Centre d’études stratégiques du quotidien El Khabar, consacrée à la crise financière et ses répercussions sur les équilibres macroéconomiques et sociaux. «Les mesures qui ont été prises jusqu’à maintenant visent à gagner du temps. C’est-à-dire qu’au lieu d’avoir un Fonds de régulation des recettes qui se tarira en 2015 et des réserves de change qui s’épuiseront dans deux ans, on veut gagner encore quatre ans. On gère un incendie. Ce sont des mesures qui, même si elle vont dans le bon sens, sont néanmoins insuffisantes», analyse Abdelhak Lamiri, économiste et PDG de l’Insim, relevant que l’économie algérienne traverse actuellement «une crise structurelle très profonde».
Un avis partagé par l’expert financier Lyes Kerrar : «Il y a depuis longtemps un consensus sur le fait que notre problème ne vient pas de la baisse des prix du pétrole, mais de la structure de notre économie. Chaque jour, nos réserves de change baissent d’environ 80 millions de dollars. La problématique de notre économie est structurelle. Nous sommes confrontés à un défi de diversification de l’économie.»
Le collectif Nabni, dont M. Kerrar est membre, a publié il y a quatre ans un document mettant en garde contre un scénario de naufrage d’une économie qui va droit vers l’iceberg. «A cette époque-là, le baril était à 100-120 dollars. On prévoyait que le Fonds de régulation de recettes allait s’épuiser à l’horizon 2017-2018. Avec les prix actuels, le FRR va s’épuiser peut-être en 2016 ou en 2017», indique Lyes Kerrar, estimant que la marge de manœuvre dont dispose désormais l’Exécutif face à la crise est beaucoup plus étroite qu’il y a quatre ans.
Affirmant que «le défaut de planification a joué un grand rôle dans la faillite de l’économie de marché», Abdelhak Lamiri note que les facteurs-clés de la diversification de l’économie, qui font défaut actuellement, passent par le développement humain, la modernisation managériale et le développement des industries du savoir et de la connaissance. «Si on finance les facteurs-clés de succès, on commencera à s’en sortir à moyen terme», affirme-t-il, en évoquant la formation des ressources humaines aux stands internationaux, la modernisation l’administration et des entreprises, la décentralisation du processus de décision.
A défaut, c’est le retour du FMI. «Je pense qu’on va rester dans les mêmes politiques. On va gagner un peu de temps avec le financement de la Banque centrale ou le Trésor qui émettra des bons. Mais tôt ou tard, on va vers l’épuisement des ressources. Au maximum dans trois ans quatre ans. Il y a une grande possibilité qu’on s’achemine vers l’endettement international», souligne Abdelhak Lamiri, en mettant en garde contre le risque de troubles sociaux.
Hocine Lamriben
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